Pour le meilleur et pour le pire

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Si en partant pour l’Australie on avait en tête la plage, le surf, la bière, le sport, le soleil, il y a certaines choses auxquelles nous ne nous attendions pas.  Pour le meilleur et pour le pire.

– Les transports. Se déplacer à Sydney est une question de volonté, de temps et de résignation. Le réseau est assez catastrophique. Le mode de transport le plus étendu est le bus. Le train lui ne fait presque que des trajets verticaux et le nombre de stations est limité par endroit (il n’y a pas de station tous les 500 mètres). Le métro n’existe pas et une seule ligne de Tramway continue de fonctionner. Dans ces conditions, bon nombre de Sydneysiders utilisent leur voiture pour se déplacer ce qui rend le traffic encore plus dense.

– Les piétons. Si les transports ne sont pas l’apanage de Sydney, les piétons ne sont pas non plus les bienvenus. Et c’est en étant piéton que l’on comprend un peu plus pourquoi les Sydney siders préfèrent leurs voitures.  Il faut du temps, de la patience et une petite foulée quand on est piéton. Les feux, interminables, sont en faveur des voitures et quand c’est à vous de traverser, il vous faut être rapide car votre temps est limité. En revanche, j’applaudis les feux qui font du bruit quand c’est à vous de traverser.

– La ville est immense et disperse. Sydney n’est pas une. Que vous habitiez les quartiers de Waterloo, Manly ou Glebe vous habitez à Sydney et en même temps, non. La cité de Sydney correspond aux quartier des affaires (CBD ou centre-ville si vous voulez) et quelques rues adjacentes. Sydney n’est pas une ville mais une agglomération de près de 650 quartiers divisé en 40 sous-administration. La ville est entendue, très très entendue puisque l’agglomération s’étend sur 12 300 km2. Le CBD n’en faisant que 25.

– La picole. On picole à Sydney. Tôt, tous le jours, en toute occasion. Que ce soit le vendredi midi au pub avec les collègues, à 16h30 devant son bureau ou en milieu de matinée lors d’une journée de fête, les australiens ont une bonne descente.

– Liquor store. Si les australiens picolent, le marché de la vente d’alcool est strict. Il est interdit de vendre de l’alcool dans les supermarchés ou supérettes. L’alcool s’achète dans un bottle shop et pas ailleurs, il est interdit de picoler dans la rue et l’entrée dans les bars ne se fait presque pas sans votre carte d’identité. Mais rassurez-vous, il y en a toujours un store aux alentours.

– Les loyers. Si on pouvait se douter que les loyers était cher comme dans toutes les capitales économiques du monde, nous n’aurions pas cru que Sydney pouvait était en lise pour être une des villes les plus chers du monde. Si notre loyer en collocation en nous semble pas excessif, il nous serait presque impossible de louer à nous seuls un appartement là où nous vivons actuellement. Il nous faudrait déménager et revoir nos exigences de confort. C’est la même chose pour pour acheter un appartement ou une maison, les prix sont extrêmement élevés et les biens rares.

– L’hiver. Qui aurait pensé qu’un pays si loin dont notre imaginaire est nourri d’image de plage, surf et soleil puisse lui aussi avoir un hiver. Les saisons sont inversées par rapport à chez nous puisque nous sommes down under et l’hiver existe. Alors oui, il fait déjà 10° le matin et un bon 18° l’après-midi mais on ne se prive pas d’acheter des manteaux ou de porter des collants, des écharpes voire des gants et cela, d’où que l’on vienne,  parait impensable ici.

– Sport. Si les australiens ont cette image d’être sportifs, en bonne santé et sains ils sont 67% a être en surpoids. Il faut être honnête prendre un latte par ci, une bière par là, un sandwich yummy et une glace est si facile qu’il est encore plus simple d’oublier d’aller au sport.

– Les cockroachs. Avant d’arriver en Australie, nous avons passés 3 mois en Asie alors les cafards nous en avons vu quelques uns mais on ne pouvait pas s’imaginer toutefois qu’ici il allait y en avoir aussi et beaucoup, dans la rue, dans les maisons et même dans le sauna.

– Superannuation et tax. Les impôts et taxes sont prélevés sur votre salaire. Pas besoin de compter, calculer ou prévoir, ce que vous recevez est pour vous, ce n’est que du bonus à dépenser. Côté retraite, les choses sont différentes puisque vous négociez en même temps que votre salaire ce que vous et votre employeur allez épargner pour vos vieux jours. Vous pouvez ainsi savoir à l’avance ce que vous aurez et voir votre petit matelas s’épaissir chaque mois/année.

– La vie. Comment vous expliquez ce point ? ici, il suffit de regarder les gens pour sentir que la vie est moins stressante que chez nous, que les gens prennent le temps et qu’il passe moins vite aussi. Ils vivent, ils sortent, ils font des choses, ils semblent ne pas être préoccupés. Puis, il faut savoir qu’ici la place de la vie privée est bien plus importante qu’en France. Les gens sortent tôt du travail pour rejoindre leurs foyers et les employeurs trouvent ça normal.

Si certains points de cette liste sont exportables, d’autres ne doivent en aucun cas sortir de cette ville ou de ce pays et là, je pense surtout au transport plus qu’à la picole.

Ca s'est passé ici

Un commentaire

  • Marie  

    Merci à tous les deux, super cet article !
    Gros gros poutous, bientôt en vrai !

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