7 étapes pour trouver un emploi à Sydney dans le web

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Nous avons quelques lecteurs et certains d’entre eux nous envoient de gentils commentaires, d’autres nous posent des questions. Cet article est le fruit d’une réflexion entre Benjamin et moi sur la recherche d’emploi à Sydney après que nous ayons répondu à un mail nous posant des questions sur la recherche d’emploi à Sydney.

Nous sommes chef de projet web et développeur PHP expert WordPress. Quand nous avons quitté nos jobs et nos vies parisiennes, nous savions que nous prenions des risques. Après tout notre anglais n’était pas parfait et même si les métiers du web sont très porteurs, rien ne nous assurait que nous allions travailler dans la même branches et les mêmes conditions. Pourtant, nous avons réussi et tous les gens que nous avons côtoyés également.

Vous le savez peut-être, nos deux expériences ont été très différentes et sont aussi différentes des expériences de nos connaissances. Ils sont animateur, UX designer, conversion rate optimisation manger, webdesigner etc, ils travaillent tous dans le web à Sydney. Nous avons recueilli leurs témoignages et les avons compilés pour vous donner 7 conseils pour votre recherche de travail à Sydney dans le web.

1 – « Patience et longueur de temps… »

Si certains sont arrivés avec déjà un travail en poche, la plupart des expatriés arrivent sans aucune idée de ce qu’ils font faire.

« J’ai commencé à envoyer des candidatures 2 à 3 semaines avant le départ, j’ai eu 4 entretiens la première semaine de mon arrivée et une réponse positive avant le weekend», Fanny, Web-designer.

Si pour Fanny tout à été très vite, la recherche d’emploi dure en moyenne entre 1 semaine et 1 mois. Le tout dépend du métier que vous exercez et donc des offres, de votre niveau d’exigence tant financier que dans les tâches ou responsabilités que vous aurez, du secteur dans lequel vous souhaitez exercer votre profession ou encore, du temps quotidien que vous souhaitez consacrer à la recherche d’emploi.

Au delà d’un mois, ne vous inquiétez pas, les processus de recrutement peuvent être très long en Australie même si l’on vous dit que c’est urgent et pressé.

2 – La quantité …

« Un ami à Sydney m’a transmis une annonce alors que je travaillais en France. J’ai postulé via une agence de recrutement, passé un Skype avec la recruteuse. Elle m’a réservé un rdv car je me rendais à Sydney une semaine pour le boulot, j’ai pu donc passé un vrai entretien avant de prendre une décision. J’ai obtenu une réponse en 24/48. », Eric, UX Designer

« J’ai effectué 30-40 candidatures et ai obtenu seulement quelques réponses positives pour des entretiens. Finalement, j’ai obtenu mon poste après 3-4 semaines sur place. », Mathieu, UX Designer

Le nombre de candidatures ne semble pas révélateur du chemin que vous allez parcourir pour trouver un emploi à Sydney. D’après nos informations, il faut compter entre 1 et 40 environ. Si vous dépassez ce nombre, ce n’est pas important. Cela ne voudra pas dire qu’il faut commencer à baisser les bras ou que vous n’allez pas trouver, non.

En réfléchissant, la meilleure idée est encore de « postuler en masse et donc en toucher le maximum », Mathieu, UX Designer.

3 – … ne fait pas la qualité

Si les deux premiers points sont assez aléatoires, il en est un sur lequel tout le monde s’accorde : « adapter son CV au marché Australien, tant sur le fond que la forme », Jane, Business Development Consultant

Le CV australien se rapproche très sensiblement du CV anglais et est donc tout l’inverse du CV français auquel nous sommes habitués. Il est long (2 pages minimum) et très détaillé. Le CV n’est pas là pour refléter votre parcours, des dates ou des intitulés de job mais pour (dé)montrer vos capacités, vos compétences et vos réalisations. Vous trouverez bien des exemples en ligne mais pour tous ceux que nous avons rencontré, il était important de « comprendre comment fonctionne le marché ici, comment bien rédiger un cv et une lettre de motivation « à l’Australienne » », Nathaniel, Graphiste-Illustrateur – Animateur.

4 – Par où chercher ?

Les techniques de recherche varient de l’une à l’autre de nos connaissances et même si ce sont sensiblement les mêmes que chez nous, voici les 3 plus populaires.

Répondre aux annonces postées sur les différents sites de recherche d’emploi, spécialisés ou non type Seek ou the loop. Vous pouvez également utiliser le moteur de recherche Indeed qui permet « balayer » tous les sites de recherche d’emploi et de vous lister toutes les annonces correspondantes à vos critères. Une fois toutes les annonces en main, à vous de faire le tri, de chercher des informations et de répondre

Seconde possibilité, envoyer directement un email aux agences web et digital (ou chez l’annonceur). L’avantage est que vous pouvez cibler très précisément l’agence (ou l’annonceur) à laquelle vous envoyez votre CV et être plus créatif dans votre façon de communiquer auprès de l’agence. L’inconvénient est que vous ne pouvez pas être certain qu’une place est disponible et dans ce cas, attention à vite revoir vos critères. Le second inconvénient est le temps que vous allez passer à 1/ chercher, lister et envoyer votre CV 2/ relancer sans vous décourager.

Enfin et, c’est très populaire en Australie, « utiliser un max son réseau », Damien Conversion Rate Optimisation Manager. La notion de réseau est double. Il s’agit à la fois des réseaux internet de type Linkedin comme des réseaux rééls que sont vos amis et connaissances ou réunions de professionnels, ou passionnés, autour d’un sujet de type Meet-up. Dans tous les cas, acceptez les invitations, répondez aux emails, entrez en contact avec des gens ou des entreprises, prenez part à des groupes, faite ses recherches depuis le site, publiez des informations, parlez à tous les gens que vous rencontrez, expliquez leurs votre situation, ce que vous recherchez, présentez leur votre projet.
Autrement dit, soyez actif et visible et faites votre propre promotion et communication.

5 – Et les agences de recrutement ?

Beaucoup plus importantes qu’en France, les agences de recrutement sont monnaie courante en Australie et beaucoup d’entreprises y font appel. Ici, les agences ne proposent pas uniquement des missions ou de l’intérim mais également des CDD et CDI. Si d’après Elodie, UX Designer, « il ne faut pas perdre son temps avec mais s’en servir pour s’entraîner à faire des entretiens », faire appel aux agences de recrutement peut également être une porte d’entrée sur le marché australien sur le long terme. Commencer par une ou deux missions courtes ou contrat d’intérim peut être une réponse à un CV 100% français. C’est une preuve pour les agences que vous savez travailler en Australie.

Autre astuce très importante « relancer chaque candidature parce qu’ici le process de recrutement est assez lent », Jane, Business Development Consultant.

6 – Dé-Passer la peur de la langue & ses points faibles

Pour les français parler des langues étrangères est une difficulté majeure. Nous ne nous épancherons pas sur le sujet mais lorsque vous voyagez, vous rencontrez beaucoup d’autres gens qui ont un niveau bien supérieur au notre. Cependant et bien que conscient de vos faiblesses de langages, il ne vous faut pas abandonner.

Pour Mathieu et Fanny, UX Designer et Web-designer, les australiens sont plutôt relaxes sur l’anglais et ils comptent pas les fautes que les étrangers, ou du moins ceux dont l’anglais n’est pas la langue natale, peuvent faire lorsqu’ils parlent. De plus, il ne sont pas du genre à juger. Bien souvent vous entendrez les anglais vous rassurer et vous dire que votre anglais est bien meilleur que leur français et qu’après tout, vous, vous avez appris une autre langue que votre langue maternelle.

Cependant si vous craigniez toujours pour votre anglais, vous pouvez réfléchir à deux stratégies. La première postuler à des emplois moins qualifiés mais suffisamment pour progresser, apprendre et être à l’aise. La seconde prendre des cours pendant quelques semaines afin de pratiquer la langue et de reprendre les basses.

Dans tous les cas, si l’on vous offre le job, les progrès viendront vite. »Il n’a pas été une barrière dans ma recherche d’emploi, c’était justement drôle d’échanger, les Australiens étant par essence tous des immigrés sont super open et prêt à enseigner et à échanger tout en travaillant » Nathaniel, Graphiste, illustrateur-animateur

Souvent on oublie un point important lorsque l’on parle une langue étrangère : l’accent. On se concentre beaucoup plus sur la prononciation, les tournures, la conjugaison ou encore le vocabulaire mais l’accent est tout aussi important. « Il faut travailler la langue et son accent au maximum pour – justement – ne pas rencontrer de barrières. » Mathieu, UX Designer car après tout et comme l’explique très bien Damien Conversion Rate Optimisation Manager « avoir un accent rend plus timide et hésitant, on recherche ses mots… » et ce n’est pas le but lors d’un entretien ni au quotidien dans votre travail.

L’autre point faible que vous devrez dépasser sera votre visa qui peut être un repoussoir pour les entreprises notamment car le Working Holiday visa ne permet de travailler légalement que 6 mois pour la même entreprise. Prolonger l’expérience est une démarche longue et coûteuse que toutes les entreprises ne sont pas systématiquement prêtes à faire. Faire une demande de sponsorship autrement dit de visa de résidence professionel temporaire – reste très courant en Australie mais toutes les entreprises ne sont pas prêtes à se faire homologuer pour ensuite démontrer et payer le fait que vous êtes sa perle rare.

7 – Se vendre, se démarquer

Je ne vous parle pas de vous transformer en homme sandwich en plein coeur du CBD, non. Seulement, il faut savoir que comme partout ailleurs mais peut-être encore plus ici, les employeurs apprécient les gens qui sont là pour travailler et qui le veulent vraiment.

Pour cela rien de mieux que de montrer et démontrer que vous êtes là parce que vous en avez envie et que nous lâcherez pas si facilement.
C’est ce qu’à fait Damien, Conversion Rate Optimisation Manager « J’ai pris 1 mois de cours d’anglais en arrivant ici pour justifier ma volonté de m’améliorer. »

Se vendre, c’est à la fois montrer aux employeurs que vous voulez ce job, et qu’ils ont tout intérêt à vous le donner et si possible, essayer par un moyen créatif de se démarquer. « Pour faire la différence, j’ai donc travaillé sur des concepts d’interface pour pouvoir « me vendre » au mieux. Et je suis sûr que ce fut l’argument de choc lors de l’entretien avec ma future/actuelle agence. »Mathieu, UX Designer

You got the job

Finalement, vous avez eu le job. C’est peut-être maintenant que les choses vont se corser. Vous allez maintenant parler 8 heures pas jour en anglais. Il ne vous sera plus possible de ne pas comprendre une question ou ne pas répondre à un mail ou au téléphone. Et pourtant une chose que nous avons tous expérimenté et à laquelle nous n’étions pas préparés est le manque cruel de vocabulaire. Nous n’y étions pas préparés car – mais c’est encore un autre sujet – nous n’avons pas appris assez de vocabulaire lors de nos études (vocabulaire technique, spécialisé ou juste enrichi).

Fanny, Web-Designer l’exprime très bien « j’étais à l’aise pour des discussions « casual » mais c’était plus compliqué pour des discussion pro, gros manque de vocabulaire ). C’est aussi le cas pour Mathieu et Eric, UX-Designer, « Je continue à galèrer parfois pour expliquer des choses précises, pour exprimer des idées ou concepts complexes », « C’est aussi plus difficile de couper la parole ou de s’imposer. » .

C’est donc à vous de faire l’effort de rechercher le vocabulaire que vous n’avez pas, de la demander autour de vous et surtout de passer le plus clair de votre temps à parler et penser en anglais.

Et puis après ?

Enfin, vous restez et votre employeur le veut aussi. Comme je vous le disais plus haut, la seule possibilité est de faire une demande de sponsorship au delà des 6 mois légaux. Vous allez devoir procurer à l’Etat australien une série de documents officiels traduits et votre entreprise devra faire de même. Vous allez ensemble devoir démontrer que vous êtes presque le seul sur cette île à pouvoir exercer ce métier. C’est un passage long et couteux qui est une des étapes les plus importante de votre futur en Australie.

Si toutefois vous hésitez à faire toutes ces démarches avec votre entreprise car après tout vous n’est pas sûr à 100% de rester ad vitam aeternam, il existe un autre visa, le VIE Volontariat International Européen. Ce visa ne coute que $300 dollars à l’entreprise et à des avantages aussi pour vous (trajet en avion, mutuelle, congés payés…). Ce visa est très peu connu en Australie, il reste cependant soumis à un certain nombre de critères et une démarche qui prendre aussi du temps. Toute les informations se trouvent sur cette page: http://forumvie.com/ipb/page/Indemnites/graphique_indemnites_vie.html?paysid=1

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